
UN PEU D'HISTOIRE
Dans l'antiquité
En Egypte a été découverte l'une des anciennes traces de la réflexologie plantaire, lorsque Ed et Ellen Case, de Los Angeles, ont décuvert en 1979 une fresque sur le tombeau d'Ankhmahor datant de 2330 av. J.-C.
En Chine, il y a 4000 ans sous l’Empereur Hwang, on pratique la Réflexologie Plantaire dans le cadre de l’Acupuncture
et de la Moxibustion (technique de stimulation par la chaleur de points d’Acupuncture). Un peu plus tard, de 1000 à 400
ans avant notre ère, nous retrouvons des passages sur la Réflexologie Plantaire dans le classique de Médecine
Interne de Huang Ti (l’Empereur Jaune), livre dédié à la Médecine Chinoise.
En Asie, 500 ans après J.C., le Bouddhisme, originaire du Nord-Est de l’Inde, s’est répandu en Asie. L’utilisation de la
Réflexologie Plantaire est révélée par des symboles Sanskrits sur la plante des pieds des statues du Bouddha et du
Dieu Visnu. Il est fort probable que les connaissances sur la Réflexologie furent repandues en Occident par les voyages
de Marco Polo et sûrement par les missionnaires Franciscains.
En Amérique du Nord, ce sont les Indiens des tribus Cherokee qui pratiquent la Réflexologie Plantaire. Á l’heure
actuelle, Jenny Wallace, Indienne de la Blue Ridge Mountain, affirme : « nos pieds marchent sur la terre et grâce à cela,
notre esprit est relié à l’univers. » La plupart des tribus d’Indiens d’Amérique du Nord soignent par un travail de pression
sur les pieds.
Du Moyen-âge à nos jours
En Europe Centrale, le massage plantaire est pratiqué dès le XIVe siècle. Les Docteurs Adamus et Atalis éditent en
1582 un ouvrage sur la thérapie des zones réflexes. En 1838, les Neurologues Anglais Sir Henry Head et Sir Mackensie
découvrent que certaines zones de la peau réagissent à la pression lorsqu’un organe ou appareil organique, lié par un
réseau nerveux à cette zone précise, est malade. Ils élaborent alors la théorie des « zones de Head » ou « zones
d’hyperalgie », cartographie encore utilisée aujourd’hui. Ces études cliniques constituent la base scientifique de l’étude
de réflexes en Neurophysiologie.
Á la même époque, le Docteur Allemand Alfonso Cornelius base ses travaux sur la technique de massage des points
douloureux du corps afin d’obtenir un soulagement d’une autre partie corporelle. Le Docteur Barczewski élabore une
technique semblable appelée massage réflexe, utilisée pour décrire les méthodes qui agissent à distance.
En 1917 aux États-Unis, la thérapie des zones (ou « zonales ») est développée par le Docteur Fitzgerald, ORL. Ce
dernier découvre cette méthode par hasard : il s’aperçoit en effet qu’en appuyant sur la muqueuse du nez avec une
sonde enrobée de coton, cela a pour effet d’anesthésier d’autres parties du corps. Il divise alors le corps en dix lignes
longitudinales, cinq de chaque côté, et partant du sommet du crâne à l’extrémité des orteils. Le Docteur Fitzgerald utilise
cette méthode à titre curatif et anesthésique en petite chirurgie lors des opérations ORL.
Peu de temps après, c’est la mère de la Réflexologie telle que nous la connaissons et telle qu’elle est enseignée
jusqu’à présent, Eunice Ingham (1879-1974), qui développe la Réflexologie moderne. Avec l’aide du Docteur Joseph Riley, Physiothérapeute comme elle, Eunice Ingham s’appuyant sur les travaux du Docteur Fitzgerald, et après avoir
étudié des milliers de pieds et de mains, développe la méthode Ingham et écrit Stories the feet can tell. C’est ainsi que
naît la Réflexologie, technique à visée thérapeutique, définie par les points et les zones réflexes du corps. Actuellement,
c’est son neveu Dwight C.Byers qui préside l’Institut International de Réflexologie permettant d’enseigner la méthode
originale Ingham.
